Take a walk on the wet side

January 7, 2017 - Reykjavík, Iceland

Addendum : les photos sur ce site sont vraiment toutes petites. Je les mettrai désormais.

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Et voilà, ce blog reprend vie. L'excuse que j'ai trouvée cette fois est d'aller passer quelques mois à gauche à droite pour faire « avancer la science ». Le plan est donc de bosser un peu au Québec, un peu au Canada (ça c'est pour les souverainistes) et un peu en Russie. Mais les billets d'avion les moins chers ne passent pas toujours par les chemins les plus courts. Du coup, avant de venir poser le pied à Montréal, je me suis balladé quelques jours en Islande.

 

Dialogue

« C'est ici l'Islande ?
- Já.
- Mais vous êtes sûr ? Non parce que comme il fait nuit... On ne sait jamais.
- Já.
- Et la bruine incessante dont on ne peut déterminer s'il s'agit de pluie, de neige ou de grésil... Vous ne m'auriez quand même pas ramené en Auvergne !
- Nei.
- Ah oui, on entend le bruit de la mer... Et on voit des montagnes pleines de cascades se jeter dedans. Ce serait pas le Ben Nevis ?
- Nei.
- Ok, ok j'vous crois. Un petit peu de lumière pour le repas de midi ce serait possible ?
- Já.
- Super. Merci beaucoup, vous êtes bien aimable. »

Mais aussi

Bon, une fois qu'on accepte que tout coûte cher, on peut quand même se marrer par ici. Les piscines municipales sont tempérées par la géothermie locale. Elles sont donc pour la plupart en plein air, et agrémentées de divers jacuzzi à température stable. C'est donc dans un bain à 39-40°C et sous une tempête de neige (il faisait -2°C au niveau de mon nez) que j'ai croisé Malin et Ann, deux artistes (de Suède et de France) qui sont en résidence d'un mois à Reykjavik pour un projet artistico-social visant à interroger le concept de méthodologie. Après quelques échanges, me voilà donc choisi pour inaugurer leurs entretiens dès le lendemain à leur atelier. Il n'en fallait pas plus pour m'incruster dans la communauté artistique locale et finir la soirée dans un vernissage étrange ou le rhum/gingembre chaud et d'autres trucs coulaient à flots.

J'ai aussi eu la chance d'embarquer dans la voiture d'un aimable islandais photographe qui, contre quelques couronnes pour partager les frais d'essence, vous prend dans son char pour aller dans les coins grandioses du pays. Il se trouve que ce jour là, il pleuvait/neigeait/grésilait (comme chaque jour où j'étais là) jusqu'à 15h30 (ça s'est calmé pour le coucher du soleil). Difficile de prendre de belles photos mais l'ambiance était fantastique. Sur le retour, alors que la couverture nuageuse se déchirait, une vague lueur nous a fait nous demander si nous n'étions pas en train d'assister à une aurore boréale... Mais ça pourrait être le reflet de la lune... Après tergiversations, nous avons acté à la majorité qualifiée que c'était une (petite) aurore, qu'elle était verte, qu'elle était belle et qu'on pouvait être contents. Je reste sceptique sur notre diagnostic.

Un peu plus tard, en rejoignant mes nouvelles comparses du monde de l'art, je rencontre David, français installé en Islande depuis quatre ans, charpentier aux chantiers navals pour gagner sa croûte et peintre à ses heures pour élever son âme. On discute beaucoup. David est très sympa. Puis les filles décident de rentrer se coucher. David me propose de poursuivre la nuit dans les différents rades de la ville. C'est toujours une proposition qui m'enchante dans les villes inconnues. Au troisième croisement, deux flics au flegme islandais lui demandent de souffler dans le ballon. Je ne comprends pas l'islandais mais ça sent pas bon. David repart donc dans un fourgon de police, sa voiture est saisie et je me retrouve à l'autre bout de la ville sans même pouvoir lui dire au revoir. Heureusement que Reykjavik est un gros village. Une heure plus tard, je suis dans mon charmant dortoir avec mes vingt-trois congénères qui dorment déjà d'un sommeil lourd. Je mets mes chaussettes à sécher sous le nez de mon vosin de chambrée et je me couche.

Demain je retourne au Canada !

Bien à vous,

L.

Teaser : en arrivant à Montréal, j'ai découvert un nouveau jeu qu'il faut absolument importer en France. Je vous laisse découvrir ici.


Pictures

Tea for one
Église Hallgrímskirkja
Pantins
Harpa selfie
 
 

1 Comment

Elvis Panic:
January 11, 2017
"IDÉE PARFAITE POUR UN RENDEZ-VOUS GALANT
Rien de mieux pour impressionner votre douce moitié que de lui enseigner comment lancer une hache."

Ah! Ah! Ah!

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