Le sprint final !

May 22, 2012 - Sydney, Australia

 

 

Je suis bien arrivé à Sydney, dans mon backpacker "Chez Yann". J'y retrouve l'Allemande de Airlie Beach que Yann accueille depuis peu. Le backpacker est toujours aussi bien et le gérant est génial.

Soirée avec les collocataires de mon ancien appart. Retour à l'appart de Yann, il est 2h, idéal pour refaire mon backpack. Je le remplis d'affaires propres et d'appareils électroniques chargés à bloc, opérationnels pour ce nouveau voyage qui m'attend tout a l`heure.

30 jours me sépare de la France, c'est pas angkor tout à fait finit.

 

Jour 38 : Bangkok - Thailande

Check-in passé. Un dernier sms aux potes qui bossent eux. Je me fais copieusement insulter en retour, j'en suis satisfait. Beaucoup de temps sur les bateaux, mais aussi dans les avions. J'en suis meme au stade ou je n'attends pas le décollage passé pour fermer les yeux. Bon, c'est aussi parce que j'ai dormi que 3 heures la nuit derniere. 8 heures de vol plus tard, escale entre les palmiers de Kuala Lampur en Malaysie. Qu'il est bon de retrouver l'hémisphere nord en mai ! J'ai 4 heures d'attente pour ma correspondance, j'en profite pour visiter la zone duty free. Mon ventre criant famine, je me dirige vers la premiere epicerie. Des choses seches sont en degustations. J'en teste quelques uns sans pouvoir identifier l'aliment, mais je ne préfere pas savoir. Surtout ce dernier la, étrange saveur de champignon et de viande, a  la fois tres acide et sucré. Waoutch, il me travaille encore dans l'estomac celui la. Derriere le comptoir, des gosses sont assis au sol et packent les choses dans des sacs. Voici mon premier appercut de l'Asie et je ne suis encore qu'a l'aéroport. Le voyage promet des surprises.

J'arrive a Bangkok a minuit. J'ai faim, je m'offre mon premier repas thailandais. Un peu décu, les chips ont un gout de chips, l'ice tea reste inchangé et le baignet aux fraises n'a rien de plus qu'ailleurs. Mais bon, le tout me revient a 0.90 euros, imbattable ! :) Le ventre plein, je me confectionne un petit lit douillet pour la nuit, sur le carrelage de l'aéroport.

 

Jour 39 : Bangkok

Pour une initiation a l'Asie, Bangkok, c'est brut ! Il n'est pas 6h et la ville hurle déja. Je susi totalement noyé dans ce bouillon ainsi que dans mes vetements. Mon front perle et je glisse dans mes sandales. Je continue cependant de marcher quelque part, a l'intuition. Les ruelles surpeuplées dégagent des odeurs de friture et d'ordure mélées a celles des égouts qui circulent en plein air que les bateaux naviguent. Je suis visiblement loin des quartiers tourristiques. J'essaye de capturer l'atmosphere dans mon appareil photo, mais c'est pas simple, et comme partout, il faut vivre la scene pour s'en rendre compte. Pour ma part, je la vis pleinement chantant dans ma tete ces belles paroles de la Ruda "Quand la saveur, la senteur des épices, restent en suspens lentement promenés par le vent, effleurent les passant les tourristes, se mélangeant aux vapeurs de la vie bouillonante" Ce mec s'est inspiré de Bangkok, c'est sur !

Je trouve un hotel, une private room pour 7 euros, pres de l'ambassade de France. Ca tombe bien, j'ai des questions a leur poser pour les visas. Et c'est partit pour la tournée des ambassades. Je jongle entre 3 d'entre elles, continuant de chanter en chemin "La saveur, la senteur des épices, tel l'encen dansent et tapissent l'odeur de pisse s'écoulant des trottoirs ruisselant au coeur de la rue qui se tisse par des élans, des histoires et des moeurs différents." Je commece a etre calés sur le réseau ferré de la ville maintenant. C'est bon, je crois que j'ai assez visité les coulisses de Bangkok, demain je tenterai de voir ce qu'elle donne en spectacle.

Si en Australie voyager seul ne s]est pas révéler etre un probleme, j'avoue que la, un peu de compagnie pour rire des galeres d'ajourd'hui aurait fait du bien. Elle semble loin la vie de backpacker australienne. Je sens que l'Asie va exiger une approche différente pour se laisser apprivoiser.

ฺิิืำิำืืำำ  ่ิำื่ฟทรื (je m'ammuse juste avec le clavier thai)

 

Jour 40 : Bangkok

Hier, j'ai rencontré ce mec, un vieil américain qui connait un mec qui gere un hotel et qui apparament pourrait me booker un bus pour le cambodge. Je pars a 8H en direction de l'hotel en question, marchant sans carte, bousculant les gens sans plus m'excuser et ne saluant plus les voitures quans elles me laissent traverser, comme le ferait tout enfant de BKK. Mais je n'en suis pas un, j'aurai trouvé ce putain d'hotel avant 14H sinon. Je le trouve donc enfin, mais le trouve fermé. Ouverture a 16H. Au téléphone, le boss me propose de le rejoindre au nord. Je suis au sud. Je n'ai plus d'enthousiasme et son fort accent américain prononcant des noms de rues thai me fait décrocher. Donc je raccroche. Aaaaah, je craque. En attendant, je vais récupérer mon passeport, détenue depuis 24 heures a l'ambassade. Encore 2 heures me dit la dame. J'ai envie de la tordre et d'en faire un noeud. 26 heures pour un tampon... et cher en plus !

16h45, l'hotel est toujours fermé, jme casse ! Je m'en vais trouver une agence pour me booker un bus. J'ai mon ticket rapidement. Je peux enfin décompresser. 17h, l'heure parfaite pour commencer une visite de la ville. Je tiens a voir un temple avant de quitter BKK, je suis aussi la pour ca. Le vieux m'a dit d'aller voir Wat Anau et de m'y rendre par les grands bateaux blancs a drapeau jaune ou orange, pas bleu. Vous n'avez rien a carrer de la couleur du drapeau, je l'admets, mais ca peut peut etre servir a Capucine et son copain, deux etres adorables et trop cool, qui sènvolent pour BKK dans quelques mois.

Je navigue donc cette tres jolie riviere qui partage BKK en 2 et ou les poissons nagent curieusement sur le dos. Tu bois la tasse, tu meurs, je crois. Je prends mon temps pour visiter le plus vieux temple de la capitale. En effet, ca valait le coup. Je repose enfin mes jambes douloureuses, étalé sur le lit de mon nouveau backpacker. J'ai mérité un petit restau ce soir. J'ai posé 3 questions a la serveuse sur 3 plats différents. Elle a pas compris et me retrouve avec 3 assiettes sur ma table. Enfin non, ca va que c'est pas cher.

Visite rapide du quartier, trop pressé de retrouver mon lit. Je ne vais pas voir Lady Gaga qui joue en centre ville ce soir. Ca doit etre complet depuis 1 an ^^

 

Jour 41 : Trat

6 heures de bus me séparent de BKK et 1 heure de la frontiere cambodgienne. J'attends mon bus qui me portera demain hors de Thailande. Mais pour le moment, j'y suis encore, dans la contournable cité de Trat. Le ville n'aurait vraiment présenté aucun intéret en l'absence de son magasin de musique. J'y fais l'acquisition d'un harmonica. Je m'y occupe dans les rues pendant 1 heure avant de retourner au magasin. J'y ai vu cette batterie non occupé dans l'entre baillement du local réservé aux cours. Apres 7 mois sans tapper sur une vrai batterie (Parce que les casseroles de Yann, ca compte pas), l'envie me démange. Le vendeur est ok et me laisse la salle a moi tout seul ! =D Bon, les cymbales et la caisse claire s'écroulent tous les 5 coups, mais ca fait un bien fou de se chauffer les oreilles.

Rien de plus ici.

 

Jour 42 : Sihanoukville - Cambodge

1h30 de retard au départ, 4 a l'arrivée, non, la ponctualité en Thailande, c`est pas encore tout a fait ca. Comme prévu, le bus nous lache a la frontiere qu`il faut traverser a pied pour en reprendre un autre. Comme prévu, le douanier m`arnaque de 200 Bahts. Conne prévu, un mec me dit que mon bus est bloqué a 10 Kms et me propose de m`y mener en scooter. C`est ce que disent la plupart des blogs et forum sur le sujet. C`est donc tout confirmé mais malgré ca, il est difficile d`esquiver ces petites arnaques car tu n`as pas trop le choix et la barriere de la langue met court terme aux négociations. Bon, pour la balade en scooter, j`aurais pu l`éviter, mais le scooter c`est fun et j`avais mes derniers Bahts a dépenser avant qu`ils ne soient pas valables. Je réhausse donc le costume du chevalier noir, sans mon casque sur ma pétoire. C`est con mais c`est ce genre de petits détails qui accentuent le dépaysement. Cheveux au vent, je ne peux m`empecher de sourire.

La route en bus pour Sihanoukville est longue. Je familiarise avec le nouvel environnement, ses vaches anorexiques et ses chapeaux blancs coniques s`agitant dans les rizieres, la tronche collée a la vitre et les joues crampées de sourire. Je familiarise également avec 4 francais, donc 1 moins con que les 3 autres, mais tous tres sympa cependant. On a juste pas la meme vision du voyage. Eux ne vivent que la nuit dans les boites. C`est la raison pour laquelle ils se dirigent vers Sihanoukville. C`est la ville en bord de mer qui ne dort jamais. Sauf le dimanche soir. Ils sont désespérés et comptent rentrer a Bangkok demain. La soirée est donc calme, alternant biere et billard dans l`attente du match France-Isseland a 2H sur TV5 Monde Asia.

 

Jour 43 : Kep

Des hommes accroupis bordent la route boueuse et des vaches encore plus squelettiques regardent le bus passer. L`entrée dans le village de Kep est marquante. Un tuc-tuc m`amene dans une guest house isolée. C`est pas la grosse ambiance, je suis le seul client. La fille de la patronne me prete son vélo poussiéreux pour une visite de l`unique rue de la ville. La vue sur la mer y est jolie alors je fais une halte sur le ponton, admirer le cadre. Le vélo pendant ce temps, poussé par le vent tente une échappée a la nage. Le bruit du plongeon m`alerte, et ne vois du vélo, que les bulles marquant son passage. Bah merde, ca nage pas bien un vélo. Je n`ai aucune idée de la profondeur et me lance dans une mission sauvetage, aidé de 2 Cambodgiens, écroulés de rire. Opération réussie ! Juste a enlever les algues et ni vu ni connu. Je rentre sagement a la maison avant de faire une autre connerie. Pas de surprise au retour, c`est toujours aussi calme. Couché tres tot donc, parce que y`a rien a faire mais aussi a cause de la panne d`électricité qui nous plonge dans le noir depuis 30 min. Mais bon, pour le prix de la chambre...

 

Jour 44 : Kep

Kep, c'était tellement festif, j`y reste une nuit de plus ! Aujourd`hui, je jette l`ancre a Koh Tonsay, la plus belle ile des environs et la plus peuplée avec ses 25 habitants. Je compte y passer la nuit, mais une erreur sur mon ticket de bus m`oblige a retourner a Kep la faire corriger.

Il fait beau, l`eau est chaude et les transats n`attendent qu`a ce qu`on s`étale dessus. Tout ce qu`on attend d`une ile est présent ! Le probleme, c`est qu`on se croirait comme un vendredi matin en amphi. C`est vide. 3 allemands, moi et 25 hoteliers. Je suis plutot content de rentrer sur le continent ce soir au final. Je me suis trouvé une charmante petite hutte en chaume pour 3 euros. En cadeau de bienvenue me sont offerts une assiette de fruit ainsi qu`une boisson. Je suis pas sur qu`ils y gagnent beaucoup a faire ca avec un client de mon genre. Mais ils compensent par économie d`électricité car ici aussi, les pannes sont fréquentes. Mais bon, pour le prix de la chambre...

 

Jour 45 : Phnom Penh

Le bus n`est pas encore a l`arret, mais je les sens, je les entends, ils sont la sur les starting-blocks les chauffeurs de tuc-tuc qui scandent leurs slogans "Cheap ! Cheap ! Cheap !". Un pas dehors et me voila submergé dans un nouvel enfer.

Je dois retrouver ce soir un ami de famille au francais avec qui j`ai voyagé la Great Ocean Road. Il tient un restau apparament réputé. En effet, l`endroit est plutot bien connu des cambodgiens qui m`indiquent le chemin. Je le trouve facilement, plus rapidement que prévu. Je profite alors de la ville, des commerces et achete une boisson imbuvable a ce mec qui en guise de remerciement, s`improvise comme mon guide personnel. J`ai pas compris la moitié de ce qu`il racontait, mais j`en sais quand meme un peu plus sur Phom Penh.

Faut vraiment que j`arrete de croire qu`une capitale, c`est forcément joli. J`en attendais beaucoup de Phnom Penh, j`ai surtout retenu de ma courte visite, des rues sales et les odeurs insoutenables qui s`en dégagent.

J`essaye d`échapper aux chauffeurs de tuc-tuc tres coriaces et trouve enfin refuge dans ma chambre. Aaah, du calme et de l`air frais ! Etendu sur mon lit double, j`organise la suite de mon trip, jetant un coup d`oeil de temps a autre a "Des chiffres et des lettres". Jamais cette émission n`aura retenu autant mon attention a l`annonce de "Port-Sainte-Marie dans le Lot-et-garonne". Quoi ?!?! J`entends parler de mon petit village de 1 800 habitants a 15 000 kms de la maison. Puis soudain, tout redevient normal "Consonne".

 

Jour 46 : Phnom Penh

En plus des choses a voir aujourd`hui, je prévois également celles d`hier, car hier, j`ai rien glandé. La liste est complete mais en ma qualité de diplomé logistique, j`élabore un échéancier qui me parait correct. Par contre, départ aux aurores et aucune pauses tolérées ! Je serai intransigeant ! Bon, j`ai manqué le réveil, je décolle a 11h. 15 Kms de vélo plus loin et de la poussiere plein les narrines, je mets la béquille au killing field de Choeung Ek qui de 1975 a 1979 a été témoin d`une extermination de masse sous le régime du dictateur communiste Pol Pot et son armée des Khmers Rouge. Bien que j` eu souvent traité mon beauf, né en 79, de vieux tronc, malgré tout, c`était il n`y a pas si longtemps. Tellement récent que la pluie, en remuant le sol, remonte encore des fausses communes, des fragments d`os, de dents et de vetements, en saison humide.

Les 17 000 personnes qui ont péris ici, pour la plupart des innocents, font de Choeung Ek le camp le plus important, mais il en existe quelques 128 autres sur tout le territoire Cambodgien. Les victimes de Choeung Ek était transportées par camion de la prison S-21 ou ils y étaient torturés. S-21, également ouverte a la visite n`était autre qu`un lycée que Pol Pot a transformé en prison. Les salles de classes deviendront ainsi des cellules et le portic servant a l`exercice physique servira de potence. Les victimes, pendues par les pieds, sont questionnés jusqu`a la perte de connaissance. L`interrogé, toujours suspendu, se réveille instantanément apres que sa tete eu été plongée dans une cuve d`eau. L`interrogatoire peut alors continuer.

Je continue ma sortie culturelle avec le musée national et le Palais Royal. Un peu plus ennuyeux, mais c`était histoire de finir sur une note plus joyeuse. D`autant plus joyeuse qu`en chemin, 7 chauffeurs de tuc-tuc en fin de service, m`invitent a partager une biere avec eux. Puis je rejoins dans la soirée mon guide. J`ai plein de questions pour lui. Apres une bonne conversation, il s`en va se coucher, je reste ainsi seul sur la rive. A la réflexion, c`est peut-etre pas la meilleure heure pour trainer en solo ici, au milieu des prostituées et des vendeur de drogues. La palme revenant a ce mec qui voulait a tout prix voir mes poils du bide. Il doit y en avoir qu`un seul a Phnom Penh, il est pour moi. Je me marre maintenant, mais c`était flippant ! ^^

 

Jour 47 : Battambang

8h02 affiche l`horloge de la gare. Il est en réalité midi passé. Je loue un scooter, mais évolué l`engin, y `a des vitesses ! Le compteur a beau toujours indiquer 0 km/h, il avance bien malgré tout. Ca faisait bien longtemps que je n`avais pas dépassé de véhicule en scooter. Mais c`est vrai que doubler un tuc-tuc bien rempli, un scooter chargé a 5 avec la grand-mere a l`arriere tenant sa poche a perfusion a la main ou une mobylette transportant des cochons morts sur le porte-bagage, raclant la route avec la tete, c`est plus simple. Ah, c`est un autre monde quand meme. Et un autre code de la route. Ici, dans les intersections, la priorité est donnée a celui qui a le plus gros klaxon.

Mon aprilia 500 me mene ainsi au killing cave de Battambang. Suivant la meme doctrine de Pol Pot, des milliers d`individus ont été exécutés puis jetés dans les grottes naturelles formées dans les montagnes. Visite d`un temple dominant toute la plaine de Battambang en dessert. Je suis surpris de constater que ces 2 derniers jours, les plans se déroulent avec fluidité. Tout roule ! Bah nan, ca roule plus ! Ah nan, pas encore hein !? Eh si, pneu a plat... et les nuages noirs qui guettaient, choisissent l`instant pour décharger leur cargaison. C`est bien, ca corse un peu la journée. Ce soir, je la corse davantage, je mange cambodgien car j`ai repéré un stand qui sent bon au milieu d`un rond point. Au final c`était pas bon, j`ai la gueule en feu, Battambang il est 8h02, bonsoir.

 

Jour 48-49-50 : Siem Reap

Je me dirige vers le site phare du Cambodge et le plus attendu de mon périple asiatique. Siem Reap est la ville la plus touristique du pays car elle fait figure de porte d`entrée aux temples d`Angkor. Mon pass 3 jours en main et la batterie de mon appareil photo chargée a bloc, je me lance a la découverte de 8 siecles d`histoire. Le domaine compte plus de 200 temples datant du 5eme au 13eme siecle et couvre une surface... heu... tres étendue. Trop grande pour etre parcourue a pied, mais j`ai un vélo. Je ne reste qu`une petite heure sur le site car le mal de tete et de ventre qui ne cessent de s`accentuer depuis ce matin, me contraignent a rentrer me reposer. Encore une fois, c`est bien, ca corse un peu le voyage...

J49 : Pas mieux. Le mal de tete a renchéri par une fievre et des vertiges. Mes intestins eux, ne comprennent toujours pas ce qu`il leur arrive. Je lance une offencive au coca avant de tenter un 2eme essai de visite. Le moindre effort m`essouffle. Les distances semblent avoir triplées et les marches des temples deviennent raides comme des murs d`escalade. A court d`énergie, je retourne au lit.

C`est en écrivant l`article sur Battambang ce soir que j`établis une liaison probable avec le repas de rue. M`enfin, maintenant, ca ne peut qu`aller mieux. C`est la premiere fois que ma tete fait mal ausi longtemps, mais je ne suis pas inquiet et fais confiance en mes anticores. Et au coca.

J50 : Le ventre vaicnu et la fievre tombée, ne laissent plus qu`un faible mal de tete seul sur le ring. Ca va bien mieux et pédale vers les temples a vive allure, saluant au passage les mobylettes que je dépase. Dernier jour a Angkor, il est alors temps de voir les temples les plus imposants. Chacun des édifices nécesitent une bonne heure de contemplation. Le plus beau restera pour moi celui de Ta Prohm. Bati en 1186, le temple est petit a petit avalé par la jungle. Les arbres poussent parmis les ruines, le long desquelles leurs racines coulent.

La chaleur est accablante et le mal de tete revient a la charge a la mi journée. J`estime en avoir vu suffisament pour pouvoir rentrer a l`hotel sans déception. Les mollets et avants-bras rougis par les coups de soleil, étalé en croix sur le lit, je fais le drapeau suisse.

 

Jour 52 : Krattie

6H de route m`attendent d`apres le mec du bus. Mais ici, la notion de temps est 2 fois plus courte que le réel. Parti de nuit et arrivé de nuit, je n`aurai vu le jour qu`a travers la vitre. Le mal de tete ne s`est pas estompé et le CD de Claude Francois que passe le chauffeur, n`est pas le remede miracle.

Direction Krattie pour ses célebres dauphins. Il m`a donc bien fallut 12 heures pour atteindre la destination durant lesquelles j`ai pu m`enrichir de la culture musicale Cambodgienne en visionnant les clips sur la télé. Peut-etre 40 ont été diffusés, 36 étaient nazes. Mais tres nazes. Les clips et chansons se ressemblent tous. Un mec ou une nana, seul(e) sur une ile déserte sur laquelle il/elle a partagé des moments forts avec son amour perdu. Les séquences sont tournées au ralenti pour ajouter plus de mou a cette musique répétitive et soporiphique. Nul nul nul !

Krattie enfin ! Je rencontre une nana de Nantes qui me dit que les dauphins ne vallent pas le coup. Je n`ai pas envie de perdre toute la journée de demain pour voir 3 ailerons a 200m, je reprends alors la route demain matin avec elle pour Ban Lung. Krattie aura juste fait office d`aire de repos.

 

Jour 53 : Ban Lung

Derniere journée au Cambodge et peut-etre la plus agréable malgré l`arrivée a 15H a Ban Lung. Mon état de santé s`est franchement amélioré, ma tete douloureuse s`est montrée discrete. Je ne me sens toujours pas apte a courir un semi, mais me considere comme guéri.

Les conditions climatiques sont idéales pour une promenade a vélo jusqu`aux cascades, a 10km du centre. La nantaise ét de la partie. Nous traversons des petits villages ou les habitants tout sourire, nous lancent des "Hello !" approximatifs et les gamins accourent nous serrer la main. L`accueil ét chaleureux. La balade en elle meme rentabilise les 7 heures de bus pour Ban Lung. Le chemin prend fin au milieu d`une jungle épaisse ouvrant sur une cascade de 25m. Le cadre est grandiose. On y reste 2 heures, écrasés sous le poids de la chute d`eau chaude. La nuit tombante nous oblige a rentrer avant l`obscurité totale mais une famille a mi-chemin, nous invite dans leur domicile. Et tant pis pour l`autre moitié, on roulera moins vite c`est tout. Ils sont heureux de pratiquer l`anglais et nous aussi car Ban Lung, c`est tres peu tourristique et c`est vraiment pas évident de se faire comprendre. Une famille adorable.

Enfin de retour, posé a une table du marché nocturne, on s`offre un shake ananas pour récompenser nos efforts. 3 Cambodgiens sympathiques viennent se greffer a nous pour souhaiter la bienvenue dans l`authentique Cambodge.

 

Jour 54 : Play Cu - Vietnam

Je vais mourir, je vais mourir !!! Je viens de passer la frontiere vietnamienne et la conduite du chauffeur m`amenant a Play Cu n`est en rien rasurante. Le co-pilote, accroché a sa poignée et poussant des petits cris de temps a autre me dit que c`est pas non plus tout le Vietnam qui conduit comme ca ! Fiou, j`arrive entier a Play Cu. Mais qu`est ce que je fous la ? Les vietnamiens se le demandent aussi. Je dois etre le seul touriste depuis des années. Tous sans exceptions, me regardent amusés. Assis sur un banc a 20m de la route, les gens qui l`empruntent me montrent du doigt en rigolant et les piétons marquent des pauses, poussant du coude leur voisin, et meme scenario, on me montre du doigt. Je me crois au zoo, mais sans les cacahuettes. Dommage.

En fait, j`attends juste mon bus de nuit pour Da-Nang moi. Play Cu, c`est juste une escale obligatoire dont je me serais bien passé. 7 longues heures a tuer. Dans le hall, j`écris mes articles sous le regard intrigué des serveurs, guichetiers et policiers qui viennent regarder de plus pres le travail de l`étranger. Ils me parlent en viet. L`anglais ici est catastrophique, meme en simplifiant au maximum mes phrases, ils continuent de me parler viet. J`abandonne et leur réponds en francais. Joyeux bordel !

Le bus de nuit arrive enfin. Un petit bus de 13 places, on est 23 + 2 bébés + 2 chiens hurlant a la mort. Ambiance intime. Tellement serrés qu`un type a passé les 10 heures de trajet le cul sur le rebord de la fenetre. Je ne m`en plains donc pas, mais j`ai pas dormis quoi.

 

Jour 55 : Da-Nang

Les yeux toujours braqués sur moi et les sourires en coin, les habitants de Da-Nang gardent cependant leur doigt dans leur poche et se contentent juste de me dévisager de haut en bas. En progres ! Peut-etre ont-ils plus l`habitude des touristes car Da-Nang, c`est la grosse cité du littoral centre vietnamien. Mais cette facon d`etre observé constamment, c`est perturbant !

L`arrivée au Vietnam est rude. J`ai du mal a cerner le pays et la mentalité des gens. A premiere vue, c`est un peu une terre de paradoxes et d`extremes. A la fois tres pauvre et en meme temps, il est cher de se loger. Je n`ai pas trouvé de chambre sous les 20$ la nuit. Ce matin, j`en ai marre de chercher et ai besoin de dormir. Bon, il est vrai que la chambre est tres correcte. Je n`ai pas de plan pour la journée, je verrais ca apres la sieste, la nuit porte conseil. La mienne m`a conduit a la conclusion que je n`aimais pas cette ville. Je prends le prochain bus pour Hoi An qui part dans 30 min. Au moment du check-out, la dame de l`hotel me précise un "oubli". Mon lit 2 places, classant par conséquent ma chambre comme chambre double, s`éleve a 20$ par personne. Etant seul, elle me réclame 40$. Grosse marrade ! Je négocie a 30, m`enfin, 30$ pour 3 heures... nan, j`aime vraiment pas cette ville...

 

Jour 56 : Hoi An

Voila qui est mieux. L`entrée dans la ville et son ancien port donnent le ton. A travers son architecture vieille France coloniale, Hoi An dévoile une part de son charme. La ville est petite et se rapproche du schéma Européen. C`est coquet.

Je profite de cette belle journée enseoleillée pour me tremper en mer de Chine et vagabonder dans les ruelles commercantes. Une journée au rythme reposant comme il fait bon d`en vivre de temps en temps.

Je ne perds cependant pas de temps, en route pour Nha-Trang que je devrais rejoindre dans 12 heures.

 

Jour 57 : Nha Trang

Droit vers le sud, le bus suit la route qui longe la côte. Le soleil se lève à temps pour allumer Nha Trang et ses environs. La banlieue est habitée par d'élégantes petites maisons bordant le continent, prêtes à se jeter se raffraîchir en mer. Un endroit paisible pour une partie de pêche entre retraités, contrairement à Nha Trang, le surfer's paradise Vietnamien. Les immeubles y poussent comme des champignons pour accueillir les touristes de plus en plus nombreux en saison pleine. Les prix sont donc élevés, même en ce mois de juin pourtant calme. Un trajet d'1 min en scooter revient à 5$. Et comme je n'ai pas de petite monnaie, je présente un billet vietnamien d'une valeur de 30$ que le chauffeur m'arrache des mains avant de partir précipitamment. J'attends encore le change... Bref, la vie est vraiment très chère. Je me console me disant qu'il aurait pu embarquer le porte-feuille et mon passeport avec.

Programme chargé, à commencer par une session plage de 8 à 19h, fractionnée par des pauses milkshake noix de coco régulières. On ne rigole pas avec ces choses là, toujours bien s'hydrater pendant et après l'effort. Ca me fait penser que je n'ai pas encore testé la bière Viet. Pas dément non. Puis un match de foot et au lit. Ca me va. Ils sont à fond dans l'euro, c'est marrant.

 

Jour 58 - 59 : Da-Lat

La gestion du temps consacrée aux activités journalières suit le plan directeur : 1/2=Bus ; 1/4=Dodo ; 1/4=Visite. Fichu pays organisé tout en longueur. Je suis pas prêt de voyager le Chili moi. Il a fallut du temps pour joindre Da-Lat mais Da-Lat en vaut la chandeleur :). Perchée du haut de ses 1500m, la ville est agréable visuellement et climatiquement. Les températures sont vivables. Je m'en vais donc me sortir promener le temps d'un tour de lac avant que la nuit ne tombe. Les cerfs-volants sont de sortie, pour je ne sais quelle occasion si ce n'est la venue du vent, mais la rive entière est à la fête. Les yeux rivés vers le ciel, j'en oublierais presque les regards insistants des habitants. Après Hoi Ân et Nha-Trang, je pensais que c'était du passé, mais à en juger le nombre de paire d'yeux pointés vers moi, j'en déduis que Da-Lat n'est pas un grand lieu touristique.

Enfin, très beau match Phàt - Ahn qu'il faut traduire par France - Angleterre. Je ne comprends des commentaires, que le nom des joueurs, sauf quand Ribéri a la balle.

 

Au matin de ce 59 jour, je retrouve dans l'hôtel une hollandaise rencontrée dans le bus hier. On décide de partager une chambre pour 2 afin d'éviter l'histoire de "je suis tout seul donc je paye double". Ca nous arrange à tous les 2. Changement de chambre et en vitesse car aujourd'hui je n'ai pas de place prévue pour la glandouille sur le planning. Je me suis payé un guide qui m'emenera sur sa moto, dans tous les coins de la ville et sa campagne.

1- "Visit the vegetable farms" : Jouissqnt d'un climat tempéré et d'un sol volcanique, Da-Lat est l'une des 1ère ville exportatrice de fruits et légumes du Viêt-Nam. Passage forcé dans une ferme agricole donc. Je reconnais des pieds de choux-fleurs que je distingue de ceux des poivrons et remarque au loin un champ de fraise. C'était rapide, merci papa, on passe à la suite.

2- "Take a walk along mountain view" : Le ciel est couvert. On se tente malgré tout la marche qui mène au sommet. C'était un très joli gris, vraiment.

3- "Visit coffee plantation, enjoy coffee" : Comment différencier un plant d'arabica d'un plant de robusta. Comment différencier leurs goûts ? Je sais toujours pas. J'ai juste retenu qu'ils ont élaboré un autre type de café, à bas d'excrément de belette. Pour le confectionner, munissez vous d'une belette, gavez la de grains de café complets. La belette ne digéreant que l'envelloppe, rejette les graines de cafés sous forme de barres. Récupérez les barres et traitez les graines comme toutes autres graines classiques, c'est à dire, laissez les sécher 3 jours au soleil avant de les griller. Ce n'est qu'à ce moment la que les graines dégagent leur fameuse odeur, pas avant. Curieux, j'ai voulus tester ce café pré-maché, avec beaucoup d'eau et de sucre pour masquer un éventuel goût suspect.

4- "Silkworm farm and factory" : Visite d'un élevage de ver à soie et son usine de traitement des fils. Très très intéressant, mais rien d'amusant, je ne m'étends pas.

5- "Élephant waterfall" : Les éléphants ont quitté l'endroit depuis la déforestation du site, mais la cascade de 50m garde le nom en mémoire. renversant !

6- "Visit Linh An Pagoda" : Un temple dont je n'ai pas pris connaissance de l'histoire. Un gros Buddha siège à l'intérieur et des cannettes de coca à ses pieds sont exposées en offrande. Ce qui explique sa corpulence.

7- "Visit cricket farm" : En petit déj' ou à l'apéro, il n'y a pas d'heure pour s'éveiller les papilles gustatives de quelques friands crickets. Le cricket de Da-Lat, élevé à l'ai de montagne... regarde comme ils sont heureux à gambader entre les brins d'herbes. Et cet amour pour le cricket, mon petit, c'est ça qui donne toutes les qualités gustatives propres au cricket de Da-Lat. Franchement, pas mauvais. Bon, les pattes qui se coincent entre les dents, c'est un peu ennuyeux, mais je m'en ressers une petite poignée de plus pour la route. Je suis bien curieux de savoir quel goût peuvent avoir ceux de Port-Sainte-Marie. Hâte de faire une comparaison. :P

8- "Minority Village" : Rencontre avec un peuple montagnard. Plus pauvre que pauvre.

9- "Crazy House" : Des appartements construits dans un labyrinthe verticale en forme d’arbre. Pas facile de rentrer chez soi. Surréel, j’ai adoré.

10- "Truc Lan Méditation Center" : Des temples de méditation sur les hauteurs de Da-Lat. Le versant opposé permet une balade descendant jusqu’au Tuyen Lam Lake. Là-bas, un vietnamien me demande très poliment une photo de lui, son fils et moi, tellement il est rare pour lui de voir un blanc. Après une discussion très courtoise, il prend sa photo et tant qu’on y est, j’en prends une aussi. Voilà, j’ai ce mec et son fils que je ne connais pas, avec moi dans mon appareil photo.

11-« Datanla Waterfall » : Moins impressionnante que la chute des éléphants, le site attire cependant bien plus de touristes car l’accès à la cascade ne manque pas d’originalité. Bien sûr, on peut y aller en marchant, mais aussi par montagne russe. La vitesse est maîtrisée par l’emprunteur du chariot, il faut juste respecter une distance de sécurité de 25m avec le chariot qui précède. Au bruit des collisions, il semblerait que tout le monde n’ait pas eu connaissance de cette règle. C’était pas sécur’, mais bien cool !

12- "Bai Dai’s summer palace" : Le palace secondaire du dernier roi du Viet-Nam, bâti aux alentours de 1970. L’aspect extérieur n’a rien d’exceptionnel. C’était même laid. Un gros pavé tombé dans le gazon. Le décor intérieur est plus intéressant mais reste ennuyeux. C’est fade. Des mecs en costumes traditionnels tentent de séduire les touristes en recréant une atmosphère royale d’époque, mais ils s’emmerdent aussi, assis à côté du trône, envoyant des sms à leurs potes. Sur le trône, en revanche, c’est la teuf. Les rois factices s’enchaînent, régnant l’instant d’une photo à 15$. Un sourire et ça dégage pour laisser place aux suivant.

13- "The old train station" : La seule gare ferroviaire de Da-Lat, construite par les français en 1936. 2 locomotives sont en exposition. Une allemande maintenant hors d’usage et une française qui continue son petit train-train tranquillement, à hauteur de 2 voyages quotidien.

9 heures de visites éprouvantes avec un guide passionnant. Les criquets ont tué la faim un court instant, l’estomac hurle à présent. C’est l’heure pour un restau auquel vient se joindre l’hollandaise avant d’errer entre les stands du marché nocturne. Estomac et journée remplis, je suis bien satisfait d’aujourd’hui.

 

Jour 60 - 61 : Ho Chi Minh City

Ca tombe bien, l’hollandaise y va aussi ! On continue donc le deal 1 chambre pour 2. . La traversée en bus me donne un aperçut de la capitale. Au premier regard, le patrimoine n’a rien d’envoutant, mais en s’y attardant un peu plus, nan, toujours rien d’envoutant C’est dans ce genre de grosse ville étendue qu’on aurait bien besoin d’une personne locale pour aller droit aux centres d’intérêt plutôt que de passer son temps à marcher à l’intuition. Ca tombe bien dis donc, Sue m’a mis en contact avec son amie d’Ho Chi Minh, qu’elle a rencontré a Sydney 1 an plus tôt. Je l’avais prévenu de ma venue 3 semaines avant, on se rencontre donc dans la soirée. C’était juste parfait, elle m’a promené sur son scooter dans des coins au plus proche de la vie locale.

Sans elle, je pense bien que j’aurais détesté Ho Chi Minh, mais j’ai adoré le restau surpeuplé dans lequel elle m’a amené. Elle commande un truc imprononçable, 100% vietnamien. Ca me change du riz et des noodles qui ont l’avantage d’être sûrs. C’est le moment de se risquer à d’autres plats en sa compagnie. Très très bon, sauf la bière encore une fois.

Un petit tour de scooter plus tard, et nous voilà dans un bar à musique. Les groupes se succèdent mettre le feu sur la petite scène. Grosse fan de musique également, on est tous 2 au taquet, battant des rythmes improbables sur le comptoir.

Elle semble avoir un métier convenable et s’arrange son emploi du temps. C’est pourquoi en ce jour 61, elle décide de ne pas bosser et m’amène dans un autre restau. Plus chic cette fois. Je sais maintenant rouler avec perfection mes rouleaux de printemps et manie les baguettes chinoises comme un véritable viet… presque. La table voisine est occupée par une chanteuse Viet très connue nationalement me dit-elle. Elle n’est en rien impressionnée, elle a déjà conçut le graphisme d’arrière plan d’un de ses clips. C’est son métier, et les personnalités, ça lui connaît. Moi, je ne connais pas cette chanteuse, mais reste sous le choc.

Dernière petite promenade en ville avant de filer, toujours à bord du scooter, à l’aéroport. Je pense vraiment que les vietnamiens naissent avec un 6ème sens concernant la conduite d’un 2 roues en ville.

Et un voyage qui se termine à nouveau. J’ai mis du temps avant d’accrocher avec le Viet-Nam, mais ces 4 derniers jours ont été géniaux. Je pars du coup sur une bonne image du pays et de l’Asie du sud-est. Une bien meilleure image que celle de moi dans mes champs de melons dans 10 jours…

 

 

 

 


11 Comments

Yann:
May 24, 2012
Mwarf, tu l'as cherché combien de temps ton jeu de mot à la fin ?
En tout cas, merci pour le gérant...C'est toujours un plaisir d'accueillir des potes. Et des potes de potes. En revanche, à force de pratiquer des tarifs si compétitifs, je vais bientôt mettre la clé sous la porte...Le prochain appart sera moins immense, mais t'inquiète y aura de la place quand même ! Bon trip, et attention aux ladyboys !
ANTHEAUME:
May 25, 2012
Murph...J’espère que la Thaïlande ne s'arrête pas qu'à Bangkok.
Profite en pour manger du chien et des larves c'est très bon pour la santé!Ramène nous des pattes de chien frit.
Myriam:
May 26, 2012
Profite en Ben !!! Je t envie xxx !!
ANTHEAUME:
May 30, 2012
"deux etres adorables et trop cool" ...oooh oh.merci merci
Pas sûr qu'on se débrouille aussi bien que toi là bas!
Mow:
May 31, 2012
Aaaah c'est bon de lire tout ça! Si par hasard ton périple te mène au temple de Angkor Vat, mitraille et envoie moi une photo de mon poto devant ma future baraque ^^
Sur cette demande en bonne et due forme, je te fais un bisou sur la barbe ! Tchoup
P'tit Flo:
June 5, 2012
Alors il les a trouvé comment tes poils ?
Beni:
June 6, 2012
Doux et soyeux ! ^^
ANTHEAUME:
June 7, 2012
Dans ces moments là tu peux chanter "je suis malaaaaadeee!!!"
La bouffe cambodgienne fait gaffe...tu va attraper la tourista
ANTHEAUME:
June 11, 2012
T'inquiète nous aussi on te montrera du doigt:" oooh regarde Benji!! La tronche qu'il a!!"
P'tit Flo:
June 11, 2012
Ralala Mon gars, il t'arrive tellement de trucs ! Pas trop deg pour les cacahuetes ?
ANTHEAUME:
June 15, 2012
Humm...ça donne faim! Match de foot et criquets en apéro, sympas la vie!
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