Treking in Pakistan

August 11, 2007

Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentré du Pakistan.
En arrivant au labo début Aout pour reprendre mon intense activité de nouveau thésard, je me suis rendu compte que mon contrat de DRT expirait le 31 Juillet. Ce qui fait de moi un nouveau chomeur, du moins pour le mois d'Aout. Rassurez vous (ou pas), je repars bien pour 3 ans a Grenoble en Septembre, enfin mi Septembre après avoir été explorer la montagne corse (faut bien prendre un peu de vacances de temps en temps).
Toujours est-il que c'est de chez moi, au becut, que j'écris ces lignes. Je n'ai rien à faire de la journée et je reviens d'un voyage exeptionnel. Deux raisons suffisantes pour démarrer ce blog qui commençais à prendre la poussière. Je m'étais empréssé de le créer après Laurent et Boris parce pour avoir moi aussi juste mon prénom en login et pas Sylvaintagada7854.
Un truc que je trouve pas terrible c'est de pas pouvoir insérer de photos dans l'article. Du coup, ca m'oblige à rédiger un petit récit du voyage. Bon allez, c'est bien parce que j'ai le temps.

Nous sommes donc partis à 3 de France (Phillipe Romain et moi) pour rejoindre Pierre qui bosse pour la Croix Rouge Belge sur un programme de constructions de maisons pour les veuves et les orphelins du tremblement de terre d'Octobre 2005.
Le trajet en avion avec Saudi Airlines met déja un peu dans l'ambiance. On fait escale à Riyad en Arabie Saoudite. Karl Lagerfeld s'ennuirait un peu ici puisque toutes les femmes sont habilées d'une burka ou d'un tchador. On retrouve même la tenue sur les pictogrammes des toilettes. Dans l'avion les décolettés des actrices des films américains sont floutés (Philippe m'a même dit avoir vu ça dans un dessin animé). Le message est clair, ca va être difficile de choper (même pour Philippe) pendant ce mois de vacances.

Arrivé à Islamabad, on retrouve Pierre qui a adopté le style local, voire même trop (les hommes sont plutôt coquets et ont les cheveux et la barbe bien taillés). Le style "Pierre" est plutôt le propre des Talibans qui ne sont pas légion dans la capitale. Enfin, après une nuit sur place et quelques courses alimentaires, nous filons (enfin, nous nous trainons en 6h) jusqu'à Battagram où travaille Pierre, 200 km au Nord Est d'Islamabad, dans la région qui a beaucoup souffert du séïsme. Je n'ai malheureusement pas pris de photos du trajet mais c'est un joyeux bordel, propre a beaucoup de pays en voie de dévelloppement je crois, où le klaxon est plus important que les freins et où la charette à âne côtoie la dernière 4*4 ou encore la 125 rickshaw-taxi 7 places.
On ne croise bien entendu pratiquement que des hommes vétus du traditionnel Shalwar(le baggy local) Kameez (Chemise robe de chambre). Ce qui m'a aussi marqué est le nombre de personnes que l'on croise : sur le bord des routes à marcher on ne sait trop où, dans les villages traversés, dans et sur les camions.

Bon là, je me rends compte que si je continue à détailler comme ça, ça va me prendre des plombes et faut pas que je rate le matche Angleterre-France à 18 h (pronostic 18-27).

On passe donc la nuit à Battagram et on repars le lendemain pour Passu, dernière étape avant Shimshal le surlendemain, départ du trek. Ah oui parcequ'on est partit pour faire du trek à la base, j'avais oublié de le dire.
Si, quand même, je ne résiste pas à la tentation de décrire un peu le tri de la trousse à pharmacie avant le départ (tant pis pour les hymnes...). On avait chargé Philippe, étudiant en médecine de son état, de s'occuper de la trousse à pharmacie. Erreur, ne jamais confier cette tache à un spécialiste ! Résultat 5 kg de médocs et autant de bandages, sparadrap. Bon on a quand même réussi à lui faire laisser le thermomètre digital et la lampe chirurgicale à la maison mais ça a pas été facile.

C'est parti pour 15 h de trajet en van sur la karakoram highway (route qui relie le Pakistan à la Chine) agrémentées de pauses photos avec les policiers et les chauffeurs de camions. Ceux ci sont décorés très subtilement et les propriétaires rivalisent d'ingéniosité pour trouver des endroits libres ou mettre quelques girlandes de plus. C'est la surenchère du Kitsch mais bon, les gouts et les couleurs... Notez enfin l'aérodynamisme de la forme inspirée de la dernière Ferrari

Le lendemain, on se rend donc à Shimshal en Jeep. Après 2H de route dans un desert minéral, on arrive dans une oasis tranquille ou les femmes s'activent aux champs et les enfants rentrent tout juste de l'école. On a vite fait de se faire repérer avec nos costumes de trekkeurs. Les gens nous saluent de loin. Je trouve ça sympa mais j'aurais aimé faire une entrée plus discrète. Il faut pourtant bien s'y faire, nous sommes des TOURISTES et nous faisons aussi partie de l'économie locale.
Sitôt descendu de la jeep, Farraman (qui deviendra plus tard un de nos porteurs) nous aborde. Il veut savoir quel trekk nous comptons faire. Quand on lui explique notre projet, il prend son air impressionné et nous sort "ca va être très dur ça, vous allez avoir besoin d'un bon guide". Comme par hasard, Farraman est guide. Quelle chance ! On s'empresse de louer ses services, une opportunité comme ça ça ne se rate pas. En fait, vous l'aurez compris, on est pas tombé dans le piège. On est des TOURISTES mais on aime pas se faire EN...(RUBANNE).
Un peu plus tard, 2 répresentants du "bureau des guides" local viennent nous rendre visite à la guest housse où nous avons posé nos sacs. IL faut savoir que "l'industrie" du trek est très organisée au Pakistan. Les itinéraires classiques sont bien connus et répertoriés. Ils sont divisés en étapes selon la difficulté. Par exemple, une journée de marche sur du plat correspond à 1 étape tandis qu'une journée avec le passage d'un col à haute altitude peut compter 3 étapes.
Les porteurs sont rémunérés en fonction du nombre d'étapes et pas du nombre de jours. Ceux qui marchent sur les glaciers sont mieux payés que les porteurs de plaine, il y a une participation forfaitaire pour leur équipement. Enfin, je vous passe tous les détails mais tout ça est bien réglé et l'addition peut être salée pour une expé qui y fait pas trop attention. En plus de ça, certaines zones sont très reglementées et il faut un permis pour pouvoir y accéder. C'est le cas du Baltoro glacier qui mène nottament au camp de base du K2. 80% des trekkeurs qui vont au Pakistan font ce trek (c'est pour ça qu'on en a fait un autre ;-)), il y a obligation de prendre un guide et vous ne décidez pas du nombre de porteurs. En clair, malgré la beauté du paysage, vous vous retrouvez à plus de 100 à chaque base camp, avec une moyenne de 8 porteurs par trekkeur. On voulait éviter ce genre d'expé.
Bon, retournons à Shimshal. Les "guides" du bureau pensent aussi que nous avons choisi un trekk pas facile et qu'il nous faut un guide. On campe sur notre position, on en a pas besoin. Ce qu'il nous faut ce sont des porteurs qui connaissent le chemin, basta !
Enfin après moulte négociations, on partira avec 4 porteurs pour les 5 premiers jours, on en renverra 2 à la maison pour faire les 9 jours restants.

Pictures

River fording
Let's go
P7030053
Shimshal-scholars
 
 

3 Comments

August 27, 2007
Tu peux ajouter des photos dans le texte gros malin faut juste cliquer sur le bouton avec le dessin d'arbre (insert picture)
August 27, 2007
En dehors de ça c'est très très bien parti !!
J'ai hâte de connaître le GR20 vu par Sylvain !
antheaume:
October 11, 2007
ben oui, moi aussi...

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