Je me trouve en ce moment même tout près de la gare routière d’Oaxaca (le nom exact de la ville étant Oaxaca de Juárez, dans l’état d’Oaxaca), à attendre le bus pour aller à Puerto Escondido, sur la côte. Youpi, on va à la plage...Pas Youpi, on voulait passer l’après-midi à se ballader dans le centre ville en ayant laissé, au préalable, nos bagages à la consigne (parce que les enflures de notre auberge ne gardent pas les bagages après 15h le week-end, pour une raison qu’ils sont les seuls à connaître...). En théorie, une excellente idée puisque notre bus ne part qu’à 21h30 ce qui nous laisse plein de temps pour profiter encore un peu du zócalo (oui, il y en a un dans chaque ville, je ne suis pas sénile) et peut-être s’enfiler une glace ou une portion de jicuatote (un genre de dessert local super bon...si vous avez suivi vous comprendrez qu’il va y avoir un fil directeur au cours des jours suivants...la bouffe!!!). Sauf que la consigne mexicaine fait payer en fonction de la taille du bagage (jusqu’ici rien que de très normal) un tarif...horaire. Ah. Merde. On était tellement contents d’avoir 6h devant nous, on commence à se demander si on s’est pas fait avoir, un petit peu... du coup, comme des truffes, on est dans le hall de la gare routière parce qu’on ne veut pas raquer 144 pesos pour laisser nos sacs-à-dos. Ok, ok, ça ne fait jamais qu’une dizaine d’euros. Je sais. Mais la même somme couvre les repas de toute la journée, par exemple, alors ça semble un peu excessif...qu’importe, puisque j’ai trouvé internet et je peux donc me mettre à jour. Pour le plus grand plaisir de mes lecteurs attentifs, arf arf arf...
Alors, petit retour en arrière. Pourquoi, soudain, le fil conducteur de mes posts va être la graille, la boustifaille, les délices culinaires et autres régals gastronomiques? Eh bien, tout simplement, parce que maintenant je parle la langue du pays que je visite et je peux donc poser des questions. Je ferais bien d’adopter tout le temps cette attitude désormais parce que je suis persuadée qu’il y avait de la cervelle et autres abats dans mes tacos l’autre jour, et c’était pas du tout prévu...heureusement qu’il y avait guacamole à volonté pour y noyer chaque bouchée, sous les yeux (pleins de larmes de rigolade) de Veri qui essayait d’être compatissant mais ça se voyait trop qu’il était mort de rire. Je le comprends. Si ça avait été dans SA bouche que se trouvait la cervelle, je me serais bien marré! Bref, la prochaine fois je demande ce que recouvre le terme “carnitas” (qui veut dire, grosso modo, petites viandes), histoire d’être certaine...Donc, on peut poser plein de questions aux marchands ambulants, ou aux étals de marché et ça c’est vraiment cool. Bon, ils sont pas toujours super sympas. Peut-être qu’ils aiment pas forcément toujours les espagnols, mais de toutes façons mieux vaut ça qu’étasunien, parce que les Gringos, c’est vraiment pas leur tasse de cacao (super drôle, non? Le cacao est une spécialité d’Oaxaca que je n’ai pas encore eu l’occasion de déguster mais rien n’est perdu puisque dans la gare routière il y a un marchand de chocolat...). Hier au marché (Central de Abastos = Centrale de ravitaillement) on s’est fait appeller pour la première fois “güero” et “güera”, qui désigne une personne aux cheveux blonds et, par extension, tous les étrangers. Même ceux qui sont pas blonds. Bref, donc, une petite dame hèle Veri de la manière qui suit: “¿Qué te vendo, güero? ¿Qué quieres, gringo?” (Traduc.: Qu’est-ce que je te vends, blanc-bec. Qu’est-ce que tu veux, gringo?). Ni une, ni deux, ça n’a pas tellement plu à Veri qui lui a dit que Güero, ok, Gringo, absolument pas. La petite dame, ça l’a bien fait rigoler...Moi j’ai été acheter des fruits à une petite bonne femme haute comme 3 pommes -mais elle vendait des goyaves-, aux longues nattes tressées avec des rubans colorés; elle devait mesurer 1m45 à tout casser, mais elle a quand même trouvé le moyen de m’appeller “güerita” (-ita étant le diminutif, comme chacun sait) et là elle m’a charmée. Je lui acheté plein de goyaves pour moins que rien et tout le monde était content...
Spécialités locales: Tejate, Chapulines, Jicuatote, le Mole (encore, oui), le cacao, le mezcal...ce n’est pas une liste exhaustive mais ce sont les principales qui me viennent en tête (et me mettent l’eau à la bouche). J’ai tout aimé, même les chapulines, qui sont des sauterelles grillées et assaisonnées de sel, chili et citron vert. Bon, j’en mangerais pas à tous les repas mais c’est bon quand même, en guise d’apéro...Comme il ne me reste que 10 minutes d’internet je vais publier ce post mais, bien entendu, il faudra que je revienne sur mes descriptions culinaires. Ah, oui, et aussi sur l’aspect plus “touristique” qu’alimentaire de notre visite à Oaxaca...demain, peut-être, si je ne suis pas trop occupée à me faire bronzer...
tu es dans la ville du cacao,hommage a ma fille!!!
je vous becotte fort et réitére mon invitation a montreal!!!mais je penseqe vous attendez les -30!!!lol!!